Glossaire technique
Tout le vocabulaire drone, en clair.
30 définitions couvrant les capteurs, les méthodes d'acquisition, les livrables géomatiques, les indices d'analyse, les formats de fichiers, les référentiels et la réglementation drone applicable au Bénin et à l'Afrique de l'Ouest.
Capteurs & plateformes
- #LiDAR (Light Detection And Ranging)
Le LiDAR émet jusqu'à un million d'impulsions laser par seconde et chronomètre le temps de retour de chaque écho. Couplé à un GNSS-RTK et à une IMU embarqués, chaque point retourné est positionné en coordonnées XYZ avec une précision typique de 2 à 5 cm. La capacité du LiDAR à enregistrer plusieurs retours par impulsion (canopée, sous-bois, sol) en fait la seule technologie capable de restituer le sol nu sous couvert forestier sans intervention humaine.
- #GNSS-RTK (Real-Time Kinematic)
Le GNSS-RTK combine un récepteur satellite classique avec une correction différentielle reçue d'une station de référence (ou d'un réseau RTK). La position absolue passe ainsi de plusieurs mètres à 1-2 cm en temps réel. C'est la technologie qui rend la photogrammétrie et le LiDAR aéroporté exploitables à des fins topographiques centimétriques. Sans GNSS-RTK, la précision absolue chute à 30-50 cm.
Voir aussi : GCPLiDARPhotogrammétrie
- #IMU (Inertial Measurement Unit)
L'IMU combine accéléromètres et gyroscopes pour mesurer en permanence l'orientation du drone dans les trois axes. Cette donnée, fusionnée avec le GNSS-RTK, permet de connaître à chaque instant non seulement où se trouve le drone mais aussi vers où il regarde. Indispensable pour géoréférencer correctement chaque point LiDAR et chaque pixel photogrammétrique.
- #Capteur multispectral
Un capteur multispectral acquiert simultanément 4 à 10 bandes spectrales (rouge, vert, bleu, proche infrarouge, red edge). C'est la base de tous les indices de vigueur agricole (NDVI, NDRE, SAVI). En agriculture, on l'embarque sur le drone pour cartographier le stress hydrique et phytosanitaire avant qu'il ne soit visible à l'œil nu.
- #Capteur thermique (infrarouge)
Le capteur thermique mesure le rayonnement infrarouge émis par les surfaces et reconstitue une cartographie des températures. Utilisé en drone pour l'inspection thermographique de panneaux photovoltaïques, de pylônes électriques, de toitures isolées, et de connecteurs HTB. La résolution thermique typique est de 0,05 °C, suffisante pour détecter des défauts de connexion ou des modules PV défectueux.
Voir aussi : Thermographie
Méthodes d'acquisition
- #Photogrammétrie
La photogrammétrie aérienne reconstruit la géométrie 3D d'un site en croisant des centaines de photos prises depuis le drone sous différents angles. Précision typique : 2-5 cm en XY et 3-8 cm en Z, à condition d'un protocole GCP-RTK. Plus économique que le LiDAR, elle apporte la texture couleur en bonus, mais ne traverse pas le couvert végétal.
Voir aussi : LiDAROrthophotographieGSDGCP
- #GSD (Ground Sample Distance)
Le GSD mesure la taille réelle qu'un pixel de l'orthophoto représente au sol, en cm. Plus le GSD est petit, plus l'orthophoto est détaillée. À 2 cm/pixel, on lit la fissure d'une route ; à 10 cm/pixel, on ne distingue plus le mortier des joints. Le GSD dépend de l'altitude de vol, de la focale et du capteur. Standard OHM WORKS : < 2 cm/pixel sur missions de précision.
Voir aussi : PhotogrammétrieOrthophotographie
- #GCP (Ground Control Point)
Une cible GCP est un repère visible (croix peinte, damier plastique) implanté au sol avant le vol et géoréférencé au GNSS-RTK. 5 à 8 cibles bien réparties suffisent à ancrer un nuage de points entier dans le système de coordonnées du client avec une précision absolue de 2-3 cm en XY et 5 cm en Z. Sans GCP, la précision absolue chute à 30-50 cm.
Voir aussi : GNSS-RTKPhotogrammétrieLiDAR
Livrables géomatiques
- #MNT (Modèle Numérique de Terrain)
Le MNT (DTM en anglais) modélise la surface du sol nu, sans végétation ni bâti. Il est extrait de la classe « sol » du nuage de points LiDAR (ou directement du nuage photogrammétrique sur terrain dégagé). Précision typique en Z : 2-5 cm en LiDAR, 3-8 cm en photogrammétrie. Sert de base aux profils de routes, études hydrauliques, calculs de cubatures et plans cadastraux.
Voir aussi : MNSMNHLiDARPhotogrammétrie
- #MNS (Modèle Numérique de Surface)
Le MNS (DSM en anglais) modélise la surface vue d'en haut, incluant la canopée végétale, les bâtiments et tous les éléments en élévation. Contrairement au MNT, il ne traverse pas les arbres. Pour un suivi de chantier ou une analyse urbaine, c'est souvent le MNS qui est livré en priorité. La différence MNS - MNT donne le MNH (hauteur de canopée).
- #MNH (Modèle Numérique de Hauteur de canopée)
Le MNH (CHM en anglais) donne la hauteur réelle de chaque arbre au cm près. Calculé par différence entre le MNS (canopée) et le MNT (sol nu), il alimente les inventaires forestiers, les calculs de biomasse, la détection des arbres dépassant les zones de dégagement électrique, et le suivi temporel de la croissance d'une plantation.
- #Orthophotographie
L'orthophotographie est une mosaïque d'images aériennes redressée pour corriger les déformations de perspective et géoréférencée. Sur chaque pixel, on peut lire des coordonnées XY au cm près. Sert de fond cartographique pour la planification, le cadastre, le suivi de chantier. Livrée typiquement en GeoTIFF avec un GSD de 2-5 cm/pixel.
Voir aussi : PhotogrammétrieGSDGeoTIFF
- #Jumeau numérique
Un jumeau numérique reproduit en 3D texturée un ouvrage existant (pylône télécom, bâtiment, ligne HTB) avec ses dimensions et ses composants géoréférencés. Sur un pylône BTS, le jumeau permet de mesurer l'azimut et le tilt de chaque antenne sans grimper. Sur un bâtiment, il alimente la maintenance préventive et les opérations de rénovation. Formats typiques : OBJ, GLB, IFC.
Voir aussi : PhotogrammétrieIFCOBJ / FBX / GLB
- #Nuage de points
Le nuage de points (point cloud) est la donnée de base produite par un capteur LiDAR ou par une reconstruction photogrammétrique dense. Chaque point porte XYZ + intensité + couleur (RGB) + classification (sol, végétation, bâti…). Densité utile typique : 10-50 pts/m² en LiDAR, 30-100 pts/m² en photogrammétrie. Livré en LAS/LAZ pour intégration dans CloudCompare, ArcGIS, QGIS, Metashape.
Voir aussi : LiDARPhotogrammétrieLAS / LAZ
Analyses & indices
- #NDVI (Normalized Difference Vegetation Index)
Le NDVI varie de -1 à +1 : valeurs négatives = eau ou sol nu, 0 à 0,3 = sol peu végétalisé, 0,4 à 0,8 = végétation vigoureuse. Calculé pixel par pixel à partir des bandes Rouge et NIR d'un capteur multispectral, il permet de détecter le stress hydrique ou phytosanitaire 2 à 4 semaines avant que les symptômes ne soient visibles à l'œil nu.
Voir aussi : Capteur multispectralNDRE
- #NDRE (Normalized Difference Red Edge)
Le NDRE utilise la bande Red Edge à la place de la bande Rouge. Plus sensible que le NDVI sur les cultures déjà denses ou matures (où le NDVI sature), il est privilégié pour les plantations en phase de fermeture de canopée et pour la détection précoce de stress sur cultures arboricoles.
Voir aussi : NDVICapteur multispectral
- #Cubature / Volumétrie
La cubature drone calcule le volume d'un tas en comparant le maillage 3D photogrammétrique à un plan de référence. Tolérance typique : ± 1 % avec un protocole GCP-RTK + double grille, contre ± 2-3 % en levé terrestre interpolé. Permet aux exploitants miniers et de carrière de basculer d'un inventaire trimestriel à un suivi mensuel.
Voir aussi : PhotogrammétrieGCP
- #Thermographie
La thermographie aérienne révèle les écarts de température invisibles à l'œil : points chauds sur connecteurs HTB, modules photovoltaïques défectueux, ponts thermiques en toiture, baies techniques en surchauffe. Indispensable pour l'audit prédictif des réseaux électriques et des installations solaires. Résolution thermique typique : 0,05 °C.
Voir aussi : Capteur thermique
- #Détection IA (objets, arbres, défauts)
Sur une orthophoto centimétrique, des modèles de détection d'objets (réseaux de neurones convolutifs spécialisés) identifient automatiquement chaque palmier, chaque pylône, chaque fissure ou chaque module PV défectueux. Marge d'erreur typique sur palmier à huile : < 2 % en rangées espacées, 3-5 % en plantation dense. Chaque détection est livrée avec un score de confiance et géolocalisée.
Voir aussi : Orthophotographie
Formats de fichiers
- #LAS / LAZ
LAS est le format binaire standard ASPRS pour les nuages de points LiDAR. Il porte XYZ, intensité, classification, RGB, numéro de retour, et tous les attributs LiDAR. LAZ est sa version compressée (sans perte, taux ~80 %). Lu nativement par CloudCompare, QGIS, ArcGIS, Metashape, et la plupart des outils SIG modernes.
Voir aussi : Nuage de pointsLiDAR
- #GeoTIFF
Le GeoTIFF est un TIFF augmenté d'un en-tête de géoréférencement (système de projection, coordonnées du coin, résolution). C'est le format universel pour livrer une orthophoto, un MNT, un MNH ou une carte NDVI. Compatible avec tous les outils SIG (QGIS, ArcGIS, GlobalMapper) et avec les viewers web modernes.
Voir aussi : OrthophotographieMNT
- #SHP (Shapefile)
Le Shapefile est le format vectoriel historique pour porter des entités géolocalisées : un point par palmier inventorié, un polygone par parcelle, une ligne par câble HTB. Bien que vieillissant face au GeoPackage et GeoJSON, il reste le standard de fait dans la plupart des SIG d'entreprise.
Voir aussi : GeoJSON
- #GeoJSON
Le GeoJSON est un format texte basé sur JSON pour porter des entités vectorielles (points, lignes, polygones) avec leurs attributs et leur système de projection. Lisible nativement par les navigateurs et toutes les bibliothèques web modernes (Leaflet, MapLibre, Mapbox GL). Privilégié quand les livrables doivent être intégrés dans une plateforme web ou une GMAO.
Voir aussi : SHP
- #IFC (Industry Foundation Classes)
IFC est le format ouvert standard du BIM. Il porte la géométrie 3D, la sémantique (mur, dalle, antenne, équipement), les propriétés et les relations entre objets. Permet d'intégrer un jumeau numérique drone dans un workflow BIM existant sans dépendre d'un éditeur propriétaire.
Voir aussi : Jumeau numérique
- #OBJ / FBX / GLB
OBJ est le format 3D le plus universel (lisible par tous les logiciels 3D). FBX (Autodesk) porte en plus les animations. GLB est le format binaire de glTF, optimisé pour la diffusion web et la visualisation 3D dans le navigateur (utilisé pour le modèle 3D de la Place de l'Amazone sur la home page). Les trois portent géométrie + textures.
Voir aussi : Jumeau numérique
Référentiels géographiques
- #EPSG
EPSG est le registre maintenu par l'OGP qui attribue un identifiant unique à chaque système de projection. Quelques codes courants : EPSG:4326 (WGS84 géographique mondial), EPSG:32631 (UTM Zone 31N pour le Bénin et l'Afrique de l'Ouest), EPSG:2154 (Lambert 93 pour la France métropolitaine). On précise toujours le code EPSG pour qu'aucune ambiguïté de projection ne reste dans le livrable.
Voir aussi : UTM Zone 31N
- #UTM Zone 31N (EPSG:32631)
L'UTM Zone 31N est la projection métrique standard de la zone fuseau couvrant le Bénin, le Togo, le sud du Nigéria et l'ouest du Cameroun. Coordonnées en mètres, idéale pour mesurer des distances et des surfaces directement. OHM WORKS livre par défaut en UTM 31N (EPSG:32631), mais s'adapte aux référentiels client spécifiques (notamment miniers).
Voir aussi : EPSG
Réglementation drone
- #ANAC Bénin
L'ANAC Bénin est l'autorité béninoise compétente pour la réglementation et l'autorisation des vols drones civils. Tout opérateur professionnel doit y être enregistré, ses pilotes certifiés, et ses missions déclarées en amont. OHM WORKS dispose des autorisations ANAC complètes pour les vols sur l'ensemble du territoire béninois.
Voir aussi : DGAC FranceSORANOTAM
- #DGAC France
La DGAC est l'autorité française qui régule l'aviation civile, y compris les vols drones professionnels (catégories Ouverte, Spécifique, Certifiée). Les pilotes OHM WORKS sont certifiés DGAC France, ce qui valide la maîtrise des procédures européennes harmonisées (EASA) applicables au Bénin par équivalence partielle.
Voir aussi : ANAC BéninSORA
- #SORA (Specific Operations Risk Assessment)
SORA est la méthodologie EASA pour évaluer le risque opérationnel d'une mission drone dans la catégorie Spécifique (vol au-dessus de personnes, en zone urbaine, hors vue directe, etc.). Elle structure l'analyse du risque sol, du risque air, et la définition des mesures d'atténuation. OHM WORKS produit une analyse SORA complète chaque fois qu'une mission le justifie.
Voir aussi : ANAC BéninNOTAM
- #NOTAM (Notice to Airmen)
Un NOTAM est un avis officiel diffusé aux navigants pour signaler une activité aérienne particulière dans un espace donné, à une période précise. Pour les vols drones en zone réglementée ou à proximité d'un aéroport, l'opérateur publie un NOTAM via l'ANAC (Bénin) ou la DGAC (France) afin d'informer les pilotes d'avions et hélicoptères.
Voir aussi : ANAC BéninDGAC FranceSORA
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OHM WORKS conseille les maîtres d'ouvrage publics et privés sur les choix techniques drone / LiDAR / photogrammétrie au Bénin et en Afrique de l'Ouest.